A peine
A peine rencontré, je t’ai perdu. Encore?
J’ai couru te réveiller. La nuit, mon corps
Appelant le tien, l’a fait vibrer. Un cri
Suspendu au bord de tes lèvres a jailli
Rêverie
Un petit dernier.... vers avant d’aller dormir?Ca s’arrose, nouvelle prose
Une pause et puis laisse courir
Les mots qui viennent sur tes choses !
Deux rouge- queues dorment sur tes cils
S’y enivrent, se poursuivent
Sous tes paupières azur, et sur la rive,
Tu souris à une île
Mais le temps file en vitesse,
La nuit déjà là, sitôt là
Les vers dégringolent en liesse
Pas de poésie, cette nuit, no blablabla
Ce matin nouveau, calme, silence
Solitude pressante des heures lentes
Je suis sur la page blanche
Le tracé iliaque, la courbe des hanches
Mon doigt montre un renard apprivoisé
Un cactus vertical, un serpent astral
Qui forment un arc d’étoiles
Dans le sillage d’un bien beau nez
Qui a commencé? Est-ce que quelqu'un sait?
Silence !
D’où provient l’oxygène ?
L’étincelle ?
La flamme entre les cœurs ?
Est-ce un savoir ?
A-t-il le secret ?
Est-ce elle
Qui sait ?
Est-ce que tu sais ?
C’est moi ?
C’est moi ?
Qui lance ?
Qui relance ?
Qui veut ?
Voir ?
Croire ?
Est-ce moi ?
Ou toi ?
Est-ce moi ?
Ou toi ?
Eros tanne Atos pour qu’il danse
Eros tente Atos pour qu’elle chante
Chantent-ils
Dansent-ils
Ensemble ?
Qui a commencé ?
Est-ce que quelqu'un sait?
Et si c'est elle
Et si c'est elle
Que peut-elle en faire?
Et si c'est lui
Que peut-on en dire?
Mystère rieur
A sa barbe à lui
A son nez à elle
Elle qui retient
Son désir
Oui, elle qui
Musèle
Scelle
Pour connaître
ce secret
Qui la relance
la lance
Dans le sillage
De l'ocean
bel océan
Sans cesse
Petitesse
Un gros caillou tombe sans bruit dans le ventre de l’affamée.C’est l’absence qui se promène
En nu-propriétaire de son champ.
Elle voudrait danser, sentir, et respirer, ici,
S’éloigne de tout, perd son regard dans le brouillard
Bascule, loin d’être, s’arrête…
Son chant, c’est un murmure, un peu d’eau
Qui ruisselle, un cri d’effraie, une toute petite plainte,
Des mains qui fabriquent des mots.
La bouche, elle voudrait toucher la bouche rouge.
Les yeux, voir, lire les couleurs,
Rien qu’un souffle, et inspirer.
Elle voudrait s’enfouir, être un animal sauvage
Tenir dans la main comme un oiseau, effleurer le dos,
Se laisser tomber, pour la justesse.
Et puis ouvrir le livre, page après page
Se mettre dedans, pour que vibre, palpite, son coeur tremblant
Caressé, éveillé par les mots.
Les mains qui courent sur la peau comme les gouttes de pluie
Égrenant chaque fruit
La bouche étonnée, fendue, qui sourit
L’éclat d’un jour, d’un jour…..
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire